Rénovation urbaine : les chantiers vont s’accélérer, promet l’Anru

C’était une demande pressante des élus, relayée par Jean-Louis Borloo et Emmanuel Macron : l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) a annoncé lundi avoir adopté une quinzaine de mesures pour permettre la relance immédiate des mises en chantier de logements sur l’ensemble du territoire.

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Rénovation urbaine : les chantiers vont s’accélérer, promet l’Anru

« Depuis quatre ans, la rénovation urbaine est à l’arrêt, l’ambition originelle s’est perdue. La bureaucratie a progressivement pris le pas sur la dynamique de projets », affirmait Jean-Louis Borloo dans son rapport remis mi-avril au gouvernement, appelant à sa « relance immédiate ».

« Suivant la ligne tracée par le président de la République », qui a exprimé « sa volonté d’aller plus vite dans la concrétisation des projets », l’Agence, présidée par Olivier Klein, l’ancien maire PS de Clichy-sous-Bois , a annoncé avoir adopté vendredi en conseil d’administration une « quinzaine de mesures ».

« Elles vont permettre de répondre plus rapidement aux attentes des habitants et des élus », qui sont nombreux à s’être plaints de blocages conduisant à une quasi-paralysie du nouveau programme lancé en 2014, a indiqué l’agence dansun communiqué.

Tout découle en réalité de la décision d’Emmanuel Macron de doubler l’enveloppe du Nouveau programme national de rénovation urbaine (NPNRU) pour la porter à 10 milliards d’euros, a expliqué à l’AFP le directeur général de l’Anru, Nicolas Grivel.

Sept milliards seront apportés par l’Action logement, le reste par les bailleurs sociaux, à hauteur de 2 milliards, l’Etat prenant à sa charge 1 milliard. Un montant au final comparable aux 12 milliards du premier programme.

Principale opération à bénéficier de ce doublement, les démolitions de logements sociaux, qui atteindront 80.000.

« Nous allons pouvoir leur consacrer 2,5 milliards d’euros, contre 1 milliard dans la précédente enveloppe », explique M. Grivel.

La transformation des copropriétés privées très dégradées en logement social en sera également facilitée, avec une augmentation de 50 à 80% du taux de subvention des bailleurs qui se lanceront dans cette opération.

Le doublement du financement va aussi permettre plus de souplesse dans les relations avec les élus : « le projet n’aura pas besoin d’être connu dans ses moindresdétails », souligne l’Anru, qui s’engage à favoriser les échanges directs avec les élus « le plus en amont possible ».

Lancé en 2014, le NPNRU concerne 480 quartiers en métropole, dont 216 dits « d’intérêt national » en raison de l’importance des difficultés cumulées (le revenu médian annuel des ménages y est de 9.000 euros seulement).

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